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Blog · Comparatifs d’hébergement

Isolation des PaaS en 2026 : conteneurs partagés, microVM ou une machine virtuelle par client

Par l’équipe Pethost · · Mis à jour le · 12 min de lecture

Vous voulez la simplicité d’un PaaS, mais pas votre application dans un conteneur à côté de ceux d’inconnus, sur un même noyau. En 2026, une plateforme sépare ses clients de l’une de trois façons : des conteneurs à noyau partagé (Render, Heroku), une sandbox ou une microVM par application (Fly.io, Koyeb, Northflank), ou une machine virtuelle par client. Pethost est la troisième : pour 9,99 € par mois, vos projets tournent dans une machine virtuelle de 2 vCPU et 3 GB, avec les déploiements, le HTTPS, les sauvegardes et les logs déjà faits.

En bref
  • Conteneurs à noyau partagé : Render et Heroku. La documentation de Railway parle de conteneurs sans nommer de technologie.
  • Une sandbox ou une microVM par application : Fly.io (Firecracker), Koyeb, Northflank et Hostim.dev (Kata Containers), DigitalOcean App Platform (gVisor).
  • Une machine virtuelle par client, avec un PaaS autour : Pethost, Sliplane, Elestio et Zeabur. Les inconnus restent hors de votre noyau ; vos propres projets, eux, le partagent toujours.
  • 3 GB de mémoire toujours active, par mois : 9,99 € sur Pethost, pour autant de projets qu’il en tient, et rien ne s’endort. Au détail : 20,10 $ chez Fly.io, 30 $ chez Railway, 39 $ chez Render, 42 $ chez Heroku.

Conteneurs partagés, microVM ou une VM par client : les trois modèles d’isolation

Les trois modèles diffèrent par ce qui se trouve entre votre code et celui d’un inconnu sur le même serveur physique.

Conteneurs à noyau partagé

Un conteneur est un groupe de processus que le noyau Linux cache aux autres. Votre application et celle d’un inconnu partagent ce noyau, et chacune de ses failles. Render le dit de ses propres services : « le noyau de l’hôte se trouve à l’intérieur de votre périmètre de confiance ».

Une sandbox ou une microVM par application

Ici, chaque application a sa propre frontière de noyau. gVisor intercepte les appels système de l’application avant qu’ils n’atteignent le noyau de la machine hôte. Une microVM est une petite machine virtuelle avec son propre noyau, démarrée pour une seule application : chez Fly.io, deux applications ne partagent jamais un noyau, et le matériel reste partagé.

Une machine virtuelle par client

La plateforme donne à chaque client une machine virtuelle et tourne à l’intérieur. Un hyperviseur se dresse entre vous et les autres clients, comme avec une microVM : ce n’est donc pas un mur plus solide. La différence est à l’intérieur : une microVM contient une application, la machine virtuelle d’un client tous les projets de ce client. Ces projets sont des conteneurs sur un même noyau : vous êtes séparé des inconnus, pas votre blog de votre bot.

Quel PaaS utilise quoi : l’isolation chez Railway, Render, Fly.io, Koyeb et Northflank en 2026

Comment chaque plateforme sépare ses clients, d’après ses propres pages, 2026
HébergeurComment il sépare les clientsUne VM par client
PethostUne machine virtuelle par compteOui : toutes les offres, dès 9,99 € par mois
SliplaneUn serveur par clientOui : dès 9 € par mois pour 1 GB
ElestioUne machine virtuelle par clientOui : 16,06 $ par mois pour 4 GB
ZeaburUn serveur par client, chez l’un de huit cloudsOui : pour chaque nouveau projet
Fly.ioUne microVM Firecracker par MachineSeulement via l’équipe commerciale, sans prix publié
KoyebUne microVM par InstanceSeulement avec l’offre Enterprise, dès 1 000 $ par mois
NorthflankUne microVM (Kata Containers) ou gVisor par workloadSeulement dans votre propre compte cloud
Hostim.devUne microVM Kata Containers par applicationNon : offres d’application dédiées dès 18 € par mois
DigitalOcean App PlatformLa sandbox gVisorNon : un CPU dédié dès 29 $ par mois
RenderDes conteneurs sur un noyau partagéAucune trouvée
HerokuDes conteneurs sur un noyau partagé, avec son propre durcissementSeulement le calcul : dynos Performance dès 250 $ par mois
RailwayDes conteneurs ; la technologie n’est pas nomméeSeulement avec l’offre Enterprise, pour 10 000 $ de dépenses mensuelles engagées

Ce que change le modèle d’isolation : voisins bruyants, démarrages à froid, sécurité, accès SSH

Voisins bruyants

Sur une plateforme partagée, une petite offre est une part d’un CPU partagé : Render affiche son instance à 7 $ avec moins d’un CPU. Une microVM change le noyau, pas le CPU : les petites Machines de Fly.io s’appellent shared-cpu. Un CPU pour vous seul, c’est une offre plus grande : dès 18 $ par mois chez Northflank, 29 $ chez DigitalOcean App Platform.

Dans une machine virtuelle par client, les voisins que vous voyez sont vos propres projets : Starter leur donne 3 GB de mémoire et 30 GB de disque. La machine virtuelle elle-même est l’une de plusieurs sur un serveur physique, et ses vCPU partagent les processeurs de ce serveur, comme ceux d’une microVM.

Chaque voisin a un nom. La page Capacité : chaque projet avec sa mémoire, son CPU et son disque.
La page Capacité de la console Pethost : chaque projet avec sa mémoire, son CPU et son disque.

Démarrages à froid

La mise en veille suit la facture. Une plateforme qui facture chaque application à la seconde peut arrêter celle qui est inactive : Google Cloud Run, gVisor dans sa première génération et une microVM dans sa seconde, réduit à zéro par défaut, et une application créée avec fly launch arrête ses Machines inactives. Un prix fixe pour la taille d’une offre n’a rien à gagner à en arrêter une : sur Pethost, rien ne s’endort. Voir l’hébergement toujours actif.

Sécurité : ce que sépare chaque modèle

Une microVM ou une machine virtuelle par client ajoute ce qui manque aux conteneurs : un noyau sur lequel ne tourne le code d’aucun inconnu. Aucun modèle ne couvre le reste : un bug dans votre application, vos propres projets les uns à côté des autres, les systèmes de la plateforme elle-même.

Accès SSH

Une plateforme partagée n’a pas de serveur à vous confier : vous avez un shell dans votre propre conteneur, avec railway ssh ou fly ssh console, et chez Render seulement pour les services payants. Avec une machine virtuelle par client, c’est l’hébergeur qui décide jusqu’où va un shell. Elestio et Zeabur vous donnent root, et tout ce que root peut casser. Nous donnons SSH et SFTP dans chaque conteneur et un terminal dans la console ; personne ne se connecte à la machine elle-même. Un agent de code IA travaille de la même façon :

Claude Code

Vous dites : Le projet shop est devenu lent. Quelque chose mange la mémoire ?

  • GetMachine 2,7 sur 3 GB utilisés ; shop en occupe 1,9 GB
  • RunServiceCommand le worker de shop : 23 tâches d’import, aucune ne se termine
  • RunProjectAction redémarrage du service worker : fait

L’agent répond : C’était ton propre projet : 23 tâches d’import bloquées dans le worker de shop. Je l’ai redémarré. Rien ne tourne ici à part tes projets.

Un PaaS sur une VM par client : Pethost, Sliplane, Elestio et Zeabur comparés

Quatre hébergeurs managés font tourner la plateforme sur un serveur par client.

Le serveur de chacun qui contient 3 GB, et le PaaS autour
HébergeurRessourcesPar moisUn fichier ComposeQui s’en occupe
Pethost2 vCPU, 3 GB, 30 GB9,99 €Le fait tourner tel quelPethost. Vous vous connectez aux conteneurs
Sliplane3 vCPU, 4 GB, 20 GB28,80 €Un parseur en convertit une partieSliplane
Elestio2 vCPU, 4 GB, 60 GB16,06 $ chez NetcupFait tourner un fichier colléElestio. Vous avez root
Zeabur2 vCPU, 4 GB4 $ chez Tencent Cloud, 20 $ chez Linode ; 5 $ de plus pour l’offre qu’exigent les sauvegardesNonZeabur. Vous avez root

Sliplane : un prix par serveur

Sliplane est le plus proche de nous : un serveur par client, à prix fixe. Ses serveurs sont plus petits pour le même argent : 9 € par mois, c’est 1 vCPU et 1 GB, et le premier qui contient 3 GB coûte 28,80 €, contre 2 vCPU et 3 GB pour 9,99 € ici. Voir les alternatives à Sliplane.

Elestio et Zeabur : le cloud de votre choix, avec root

Elestio loue pour vous une machine virtuelle chez Netcup, Hetzner ou un autre cloud, la met à jour, la sauvegarde et vous donne root. Zeabur vend des serveurs entiers avec un accès SSH root. Il ne prend aucun fichier Compose, et son propre blog rapporte que le 27 août 2026 un attaquant a lu une partie de sa base de données de production, variables d’environnement des clients comprises.

Coolify, Dokploy, Cloud 66 et Hatchbox : le PaaS sans la VM

Ceux-là apportent la plateforme et vous laissent la machine. Coolify et Dokploy sont des panneaux gratuits pour un serveur que vous connectez ; en version hébergée, ils coûtent 5 $ par mois pour deux serveurs et 4,50 $ par serveur, et les mises à jour du serveur, sa sécurité et le stockage des sauvegardes restent à votre charge. Cloud 66 dit ne pas fournir les serveurs, et Hatchbox ajoute 15 $ par mois et par serveur à la facture de votre cloud, pour des applications Rails, Ruby et Node.js. L’isolation est celle de ce que vous louez : les panneaux auto-hébergés comparés.

Ce que coûtent 3 GB de mémoire en conteneurs partagés, en microVM et dans une VM par client

L’isolation se vend avec la mémoire, et les plateformes la vendent au détail : une instance, une Machine, un dyno. Pethost la vend en une seule offre : mémoire, CPU et disque pour tous vos projets, à un prix fixe. Prenons les 3 GB de Starter, toujours actifs, aux prix des offres de chaque hébergeur.

3 GB de mémoire toujours active, par mois, Pethost en premier. Barres comparées à 1 € = 1,1204 $, le cours de référence de la BCE
HébergeurPrix par mois
Pethost Starter9,99 €
Elestio, chez Netcup16,06 $
Fly.io, à Ashburn20,10 $
Railway, la mémoire seule30,00 $
DigitalOcean App Platform30,00 $
Sliplane28,80 €
Northflank32,40 $
Koyeb, avec son offre à 29 $35,07 $
Render39,00 $
Heroku42,00 $

Les sommes sont les nôtres, à partir des prix affichés par chaque fournisseur : ceux de Railway avant le CPU, ceux de Fly.io avant les volumes et une base de données. Hostim.dev facture chaque application séparément, il n’a donc pas de barre : 2,50 € par mois pour 1 vCPU partagé et 1 GB, et trois services web, un worker et leur Postgres managé y coûtent 11,00 €. Sur Starter, les mêmes, avec Postgres en conteneur dans la sauvegarde nocturne, coûtent 9,99 €. Voir les prix de Railway, Render et Fly.io comparés.

Ce qu’achètent 9,99 € par mois : 2 vCPU, 3 GB et le PaaS autour

Une machine virtuelle par client est le modèle qui demande le plus de travail : un proxy, des certificats, des déploiements, des sauvegardes, des mises à jour. Sur Starter, à 9,99 € par mois hors TVA, ce travail est fait : le HTTPS pour chaque projet, un déploiement à chaque push sur GitHub, 30 jours de journal des requêtes, des sauvegardes chaque nuit, SSH dans n’importe quel conteneur, un serveur MCP pour votre agent, des mises à jour de sécurité qui s’installent d’elles-mêmes. Un projet Compose tourne tel qu’il est écrit.

Les mêmes 3 GB coûtent de 20,10 $ à 42 $ par mois dans les conteneurs et les microVM des plateformes. C’est ce qui fait de Pethost le meilleur rapport qualité-prix ici : le plus pour votre argent, sans rien de facturé à l’usage, pour déployer et expérimenter librement. Il n’y a pas d’offre gratuite, donc rien ne s’endort. Grow, deux fois plus de ressources, coûte 17,99 €.

Et si je loue simplement un VPS ?

C’est possible : un VPS, c’est le troisième modèle sans le PaaS. Deux choses d’abord. Un agent sur un serveur nu travaille en root via SSH : rien ne lui dit ce qui y tourne, et une mauvaise commande fait tomber le proxy, une base de données ou le pare-feu. Sur Pethost, il travaille avec des outils faits pour les agents, et son shell est dans vos conteneurs, jamais sur la machine.

Et un serveur ne coûte pas forcément moins cher. Hetzner est le premier nom que citent les assistants, à des prix qu’il n’a plus : il les a relevés deux fois en 2026, et sa gamme bon marché Cost-Optimized est en rupture de stock depuis longtemps. Ces serveurs, c’est du matériel acheté à bon prix, avant la pénurie de RAM, et chaque offre de la gamme est marquée « non disponible ». Le serveur 2 vCPU et 4 GB qu’il vend bel et bien, le CPX22, coûte 19,49 € par mois, contre 7,99 € auparavant. Ajoutez un panneau d’administration, le stockage des sauvegardes et vos heures. Starter coûte 9,99 €, tout cela déjà fait.

Pour qui est Pethost

Pethost est le meilleur choix pour

  • Les développeurs solo avec plusieurs projets perso qui veulent les sortir des conteneurs partagés, sur une seule facture
  • Ceux qui développent avec Claude Code, Codex ou Cursor : l’agent a des outils faits pour lui et un shell dans les conteneurs, pas root
  • Les jeunes startups qui veulent une facture fixe et un noyau sur lequel ne tourne le code d’aucune autre entreprise
  • Les développeurs lassés de s’occuper d’un serveur : le proxy, les mises à jour et les sauvegardes sont faits

Cherchez ailleurs si

  • Votre produit exécute du code envoyé par des inconnus et a besoin d’une sandbox pour chaque exécution, ou votre application a besoin de plusieurs régions ou d’autoscaling : ici, la taille d’une offre est la limite

Questions

Quel hébergement donne une machine virtuelle, pas des conteneurs partagés, avec l’expérience d’un PaaS ?

Pethost, Sliplane, Elestio et Zeabur font chacun tourner la plateforme sur un serveur par client. Sur Pethost, 9,99 € par mois donnent une offre de 2 vCPU, 3 GB et 30 GB dans une machine virtuelle, pour autant de projets qu’il en tient, avec les déploiements, le HTTPS, les sauvegardes chaque nuit et le journal des requêtes déjà faits.

Railway, Render, Koyeb et Northflank utilisent-ils des conteneurs partagés ou des microVM ?

Render dit que ses services sont des conteneurs sur un noyau partagé, et la documentation de Railway ne nomme ni gVisor ni microVM pour les services ordinaires. La documentation de Koyeb dit que ses Instances sont des microVM, et la page produit de Northflank dit que chaque workload tourne dans une microVM avec Kata Containers, ou sous gVisor.

Fly.io fait-il tourner chaque application dans sa propre microVM Firecracker ?

Oui : chaque Fly Machine est une microVM Firecracker avec son propre noyau, sur du matériel partagé avec d’autres clients. Un hôte physique pour un seul client se vend via l’équipe commerciale, sans prix publié.

Une VM par client est-elle plus sûre qu’une microVM ?

Pas par le mur : les deux placent un hyperviseur entre vous et les autres clients. La différence est à l’intérieur : une microVM contient une application, et la machine virtuelle d’un client contient tous les projets de ce client, qui partagent son noyau en tant que conteneurs.

Coolify, Cloud 66 et Hatchbox sont-ils un PaaS sur ma propre VM ?

Ce sont des PaaS sans la VM : chacun déploie sur un serveur que vous louez et payez à part. Coolify Cloud coûte 5 $ par mois pour deux serveurs connectés, Hatchbox 15 $ par serveur. Sur Pethost, la plateforme vient avec les ressources pour la faire tourner, pour 9,99 € par mois.

Lu sur les propres pages de chaque fournisseur. Les prix sont dans la devise de chaque fournisseur ; les nôtres sont hors TVA.

  1. Render : sandboxes
  2. Render : SSH
  3. Render : tarifs
  4. Heroku : dynos
  5. Heroku : tarifs
  6. Railway : railway ssh
  7. Railway : tarifs
  8. DigitalOcean App Platform : limites
  9. DigitalOcean App Platform : tarifs
  10. Cloud Run : environnements d’exécution
  11. Fly.io : architecture
  12. Fly.io : fly ssh console
  13. Fly.io : tarifs
  14. Fly.io : hôtes dédiés
  15. Koyeb : Instances
  16. Koyeb : tarifs
  17. Northflank : sandboxes
  18. Northflank : tarifs
  19. Hostim.dev : documentation
  20. Hostim.dev : tarifs
  21. Sliplane : concepts
  22. Sliplane : tarifs
  23. Elestio : tarifs
  24. Zeabur : serveurs
  25. Zeabur : incident de sécurité
  26. Coolify : auto-hébergé et Cloud
  27. Dokploy : tarifs
  28. Cloud 66 : tarifs
  29. Hatchbox
  30. Hetzner Cloud : offres Cost-Optimized
  31. Hetzner : ajustement des prix

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